- special pentru ziariştii tineri –
Întotdeauna – dar întotdeauna – foştii aplaudaci comunişti, prinşi cu o poezie în care au lins fundul partidului sau cârmaciului, fac acelaşi jalnic efort de a se salva:
Ştiţi, a trebuit să fac şi eu compromisuri. Eram obligat. Ca să pot scrie şi altceva, mai important, am fost nevoit să scriu o poezioară despre Ceauşescu. E un mic compromis, atâta tot!
Ei bine, nu ţine.
Aceşti viermi trebuie să afle că există oameni adevăraţi, care n-au făcut compromisuri. Care au preferat să spună, da, mă, bagă-mă la puşcărie, torturează-mă, zdrobeşte-mi încheieturile, dar eu n-am cum să devin un vierme – pentru că sunt un om.
Întâmplarea face ca eu să fi cunoscut personal atât oameni care au rămas oameni, cât şi viermi cu chip de oameni.
Scriu toate astea cu gândul la un reportaj tipărit ieri în “Le Monde“, pe care ar trebui să-l citească toţi jurnaliştii. Redau aici câteva pasaje…
“Il est difficile d’expliquer l’ampleur du mal, vingt ans après. De restituer avec fidélité l’usage de la surveillance, de la peur, de l’intimidation et de la répression par la police politique roumaine, grâce à une toile mise en place avant l’arrivée de Nicolae Ceausescu au pouvoir, en 1965. Le “Conducator” a poli les méthodes de son prédécesseur au poste de secrétaire général du Parti, Gheorghe Gheorghiu-Dej, qui s’était appuyé sur les assassinats et un système pénitentiaire dense pour instaurer une terreur ouverte. Avec le génie autoproclamé des Carpates, cette terreur devient sourde, préventive, invisible ; elle nourrit la paranoïa et les angoisses. Au total, pendant la période communiste, plus de 10 000 personnes ont été exécutées sans aucune forme de procès.”
“Ils sont au Parlement, dans les médias ou dans les administrations. Ils ont informé, rédigé des rapports, ou même pire, intégré l’appareil de répression. “On a identifié plus de 400 suspects pour des tortures ou des assassinats, explique l’historien Marius Oprea. Pas un n’a été poursuivi. La condamnation du communisme n’a été utilisée que de façon politique.”
“Un des personnages les plus controversés, à la lisière des affaires et de la politique, est Dan Voïculescu. Propriétaire de plusieurs chaînes de télévision, homme très riche et influent, il a fait l’objet d’une enquête du CNSAS, qui a démontré ses liens avec la Securitate. Le millionnaire a contesté la légitimité du conseil devant la justice, faisant vaciller l’institution. Nous avons cherché à le rencontrer. Son attaché de presse a été clair. “Le sujet ne nous intéresse pas, il ne correspond pas à notre stratégie. Le passé n’est pas notre souci.”